Entant que runneuse, j'essaie toujours de trouver un bon équilibre entre la famille, le travail, la course et le fun. Dans mes articles vous trouverez toujours le test d'un produit et/ou des conseils pour la course, le tout entremêlé avec mes expériences du quotidien. Je vous invite donc à découvrir ma dernière aventure. Bonne lecture !

Sunday, May 8, 2016

Le cardio et le secret du « negative split » !

C’est un dimanche matin. Je me réveille à l’aube comme d’habitude, même pas besoin du réveil. Depuis un moment je ne connais plus les grasses matinées, les petits gazouillis et braillements suffisent largement. Je prends un morceau de Bio Cake Coco Chocolat pas très cuit avec un thé vert, ça fait du bien de revenir à ses habitudes de sportive ! En même temps je m’occupe du biberon de ma puce qui s’impatiente. Décidément, le gâteau c’est que du cookie dough au milieu. Je le laisse de côté et finis de me préparer. Dans quelques heures j’allais tenter quelque chose que je n’avais pas fait depuis un an, parcourir 10 kms en mode compétition…

Depuis ma reprise, je me suis fixé l’objectif de faire très attention à mon cœur pour ne pas commettre l’erreur commune entre coureurs : courir excessivement trop tôt et se blesser à force. Et puis je ne suis plus dans un club et je m’entraîne seule régulièrement donc il fallait que je fasse très attention !

On a tous la tendance à sous-estimer le petit muscle dans notre poitrine qui est en effet le moteur de notre corps, le cœur. C’est lui qui s’occupe de procurer aux muscles le sang frais dont ils ont besoin pendant l’effort. Cela dit, en course à pied travailler l’endurance fondamentale est primordial pour progresser côté cardio. L’endurance fondamentale consiste en courir aux allures comprises entre 60% et 75% de la FCM (fréquence cardiaque maximale). Idéalement, l’endurance fondamentale doit comprendre 70% du volume de l’entraînement.

Par Photos Gui Fav
Au début c’était très difficile… pas dans le sens où j’étais à bout du souffle, mais parce que, bon, c’est chiant de courir à une allure d’escargot ! Et puis comme je faisais toutes mes séances avec la poussette, mon cardio montait très rapidement. Il fallait que je marche sur les montés pour rester à la bonne fréquence ! Heureusement cette étape ne dure que très peu de temps. Au fil des séances, le cœur devient plus musclé donc plus économique ; la fréquence cardiaque pour une intensité d’effort donnée devient de plus en plus basse. Aussi, l’organisme s’habitue à puiser dans les réserves de lipides en préservant ses réserves de glycogène.

Le jour des 10kms de Boulogne est arrivé plus vite que je ne l’aurais souhaité. J’ai songé à l’année précédente quand j’étais déçue de ma performance sur cette course, jamais j’aurais imaginé que c’était à cause d’une grossesse ! J’avais quand même fini la course aux alentours de 42.’ Pour la reprise, je ne me sentais pas capable de le faire en moins de 46.’ J’étais toujours déçue de ma fréquence cardiaque en footing mais j’avais tout de même augmenté le nombre de séances pour en faire trois par semaine (une séance footing d'endurance fondamentale, une séance fartlek, et une séance de fractionné sur piste) avec un jour de repos entre chaque et un peu de renforcement musculaire au moins une fois par semaine. Je cale mes séances comme je peux en utilisant même le temps de ma pause déjeuner au travail. Quant aux séances de renforcement, bébé s’est avéré très utile pour remplacer les haltères et elle adore la partie squats !

En revenant sur la course…

Je suis dans le sas de 45’ avec Stef et Mel. L’adrénaline remontait en attendant le coup de pistolet, j’étais détendue mais excitée en même temps. On est partis ensemble avec la masse de coureurs mais on a perdu Mel assez rapidement. Elle avait été malade et ne se sentait pas au top, mais quand je ne la voyais plus j’ai cru être partie trop vite. Heureusement, Stef était toujours en reprise depuis le marathon de Paris et a proposé d’être mon meneur d’allure.

On s’est fixé une allure entre 4’20 et 4’30/km  selon mes sensations et on voulait tenter le fameux mais rarement atteignable « negative split », soit courir la deuxième partie de la course plus vite que la première. Quand il m’a annoncé une allure de 4’15/km sur le 2éme km j’ai eu peur. La citation du grand coureur Steve Prefontaine : " The best pace is a suicide pace" / " La meilleure allure est une allure suicide," m’est venue à l’esprit. Je sentais bien que j’étais justement en train de suivre son conseil ! Mais en même temps je me sentais tellement bien que je voulais tenter le coup, j’étais en pleine transe…
Par Photos Gui Fav
Ça faisait un moment que le meneur de 45’ avait disparu, était-il devant ou derrière ? Je ne regardais pas ma montre pour profiter de la course au maximum sans me stresser, mais je demandais l’allure à Stef tous les kilomètres quand même. J’arrivais toujours à parler, c’était un bon signe… est-ce que ça voulait dire que je pouvais encore accélérer ? J’ai tout donné sur le dernier kilomètre en essayant d’ignorer les courbatures de l’acide lactique qui devenait de plus en plus présent dans tous mes muscles. Je n’en croyais pas mes yeux quand j’ai vu le chrono à l’arrivée…

Non seulement on a réussi à faire plus ou moins un negative split, mais on a bouclé la distance en 43’22, loin de mon objectif de 46’ ! C’est la première fois que je me sens vraiment satisfaite d’une course, même si le chrono est loin d’être un record personnel. J’étais contente que les séances aient porté leurs fruits et très reconnaissante envers Stef qui m’a aidé à tenir mon allure.



Après la course vient le footing de récupération. Celui-là aussi doit être en allure d’endurance fondamentale pour récupérer musculairement. Pendant ce temps, le corps recycle les déchets et produit de l’oxygène frais qui va accélérer la cicatrisation et les micro-lésions engendrées par l’effort.

Bon, maintenant que vous connaissez le secret du progrès, c’est à votre tour d’essayer ! 





Sunday, February 21, 2016

C’est la reprise ! Travailler la posture et la forme avant tout

Après plusieurs mois privée de la course à pied, je me demande si je suis toujours une vraie runneuse ! Autour de mon 5ème mois de grossesse j’ai arrêté ; pas parce qu’il y avait des risques mais parce que je n’avais plus de bonnes sensations. Il faut que la course reste une source de plaisir avant tout ! J’ai quand même continué le yoga et les séances cardio « spéciales femme enceintes ». Ça m’a beaucoup aidé pour rester en forme et, j’en suis sûre, pour avoir un accouchement plutôt « aisé » (entre guillemets hein !).

Petite parenthèse, je vous conseille vivement de suivre GymDirect sur D8 et en ligne si vous souhaitez faire des séances fitness depuis chez vous. Enceinte ou pas vous trouverez des cours adaptés à votre profil et vos besoins. Les séances fitness vous aideront à rester en forme en cas de coupure dans votre sport de prédilection, mais c’est clair qu’en complément c’est encore mieux !

Quand on reprend la course après une coupure importante, on ne sait pas trop comment s’y prendre. La tendance à repartir trop vite est habituelle, surtout parmi les coureurs les plus assidus. Et puis on se demande pourquoi on se blesse ! Pour moi la reprise est particulière parce que je passe mes journées avec mon bout de chou (elle n’avait qu’un mois et demie quand j’ai repris) donc je l’amène avec moi dans sa poussette.

Une autre parenthèse ! Pour les curieux sa poussette est la Chicco Activ3 avec trois roues et des bons amortisseurs pour cavaler sur tous les terrains ! 

Bon, ok je reviens au sujet ! Pour une reprise en douceur, je vous conseille d’abord de vous concentrer sur votre posture et votre technique de course avec quelques sorties tranquilles de pas plus de 30 minutes. Aussi, très important, il faut d’abord travailler le cardio avant de vous cramer à une allure de 20km/h. Donc quand je dis « tranquille » il ne faut pas que votre sortie soit une torture complète et que vous soyez essoufflé au bout de 5 minutes. Au fait, si vous avez une montre cardio pour vérifier que votre rythme cardiaque reste approximativement entre 55% et 65% de votre FC maximale c’est encore mieux. Le cardio est un sujet très vaste, mais aujourd’hui on va se concentrer sur la foulée.

Conseils pratiques pour une foulée correcte :

 

Vous avez vu ces gens au parc qui courent penchés en arrière comme si leurs jambes couraient plus vite qu’eux ? Bon, ne faites jamais ça ! Ou sinon le monsieur (ou la dame) qui court avec les bras sur les côtés raides comme des baguettes ? Euh … il faut balancer les bras pour avancer en fait ! Ou encore pire, les gens qui courent en attaquant avec le talon en premier…. C’est la pire chose que vous pouvez faire, le choc ira directement sur vos genoux et articulations !

Pour une posture idéale : Le corps est légèrement incliné vers avant (inclinaison harmonieuse de la tête aux pieds, c.à.d. sans angle au niveau du bassin). Le dos est droit (mais détendu) et les bras se balancent avec un angle d’approximativement 90° et en coordination avec les jambes (positionnées à l’opposé).

Quant à la foulée, idéalement on devrait attaquer le sol avec le medio pied (ou sur les pointes en sprint) comme si on était pieds nus. Mais si vous attaquez un peu avec le talon quand même (ça arrive surtout en footing) assurez-vous que, au moment du contact du pied au sol, votre corps soit aligné au-dessus de l'appui.

Finalement, la cadence de la foulée devrait être réduite autant que possible ; aux alentours de 180 pas par minute (3 par seconde).

Voici deux exemples de coureurs qui ont une foulée que j’appellerais « parfaite » !

Arnulfo Quimare, grand coureur Tarahumara du Mexique



Christelle Daunay, détentrice du record de France féminin du marathon

Maintenant que vous connaissez les astuces, il ne vous reste qu’à mettre tout ça en pratique. Mais ne vous en faites pas si votre foulée n’est pas celle d’Arnulfo dès le premier jour hein ! Pour avoir une foulée efficace la pratique est la clé du succès !

Je vous raconterai comment ma reprise se passe sur le prochain article. Avec un bébé qui réclame toute mon attention ce n'est pas évident d'avoir les mains libres pour écrire souvent !

Sunday, August 23, 2015

L’importance du maintien. Le soutien-gorge Odlo mis à l'épreuve !

Aujourd'hui je m’adresse à vous les filles ! À l'occasion du test produit Odlo, on va aussi parler d'un sujet assez négligé: le maintien de votre poitrine pendant la course.

 

  • Une étude menée par le Breast Health Research Group (groupe de recherche de santé du sein) à l'Université de Portsmouth en Angleterre a montré que la plupart des femmes ne portent pas un soutien-gorge adapté pour la course. Autour de 56 tailles de soutien-gorge (du AA au HH et tour de poitrine de 71 à 101cm) étaient compris. Parmi ces femmes (toutes inscrites pour un marathon), 90% portaient toujours un soutien-gorge mais 1/3 expérimentait des douleurs de poitrine [1].
  • Les seins ne comportent aucun muscle. Il est donc impossible de "muscler" les seins ou d’améliorer leur résistance. Une fois que les ligaments sont endommagées il n'y pas de point de retour [2].
  • Vos seins vont peser de trois à cinq fois plus pendant l'effort (selon l’intensité et les impacts). Vous faites un 90B ? Vos seins pèsent alors en moyenne 400 grammes chacun mais pendant la course le poids ressenti à chaque rebond sera de près d'un kilo ! [2].
  • Un soutien-gorge traditionnel ne réduit que de 40% des balancements pendant le sport. Un soutien-gorge de sport atténue le rebond de 70% à 75% en moyenne [2] [4].
  • Pendant l'effort, les oscillations et vibrations provoquent un relâchement des ligaments et l'affaissement progressif des seins [2].
  • Même les petits seins ne s'en tirent pas. À la longue, les fibres du tissu conjonctif sont endommagées [2].
  • Les oscillations vont de 40mm pour les petites poitrines à jusqu'à 20cm pour les plus "dotées" [2] [3].
Et voilà pourquoi le maintien (peu importe votre taille) est primordial mesdames ! 

Passons au test produit... 

 

Chez Boutique Marathon ma collègue Mélanie et moi avons respectivement testé le soutien-gorge Ultimate et Ultimate Zip de Odlo.

Modèle Ultimate High (sans zip)

L'avis de Mélanie :

"Mis à part l'agrafage un peu "difficile" (j'ai eu du mal à l'accrocher cette 3ème agrafe), j'ai vraiment apprécié le confort et le maintien de ce produit. Les bretelles molletonnées sont très agréables. La brassière s'oublie complètement (et zéro rougeur après ce footing).
Encore un excellent produit pour les sportives qui cherchent une brassière efficace !" 



Modèle Ultimate High (avec zip)

Mon avis: 

La première chose que j'ai remarqué c'est que ce modèle taille très grand. J’ai pris ma taille habituelle (mais je n’ai pas trouvé ça petit malgré mon changement de taille de poitrine avec la grossesse). Cependant, en l'essayant pendant un footing, je pense que j'aurais dû prendre une taille de bonnet en-dessous. Heureusement il a les bretelles ajustables et le dos croisé qui augmentent le maintien. Sinon, pour l'enfiler c'est beaucoup plus facile avec le zip devant, c'est comme enfiler une petite veste ! En plus, le bonnet est souple et sans armatures pour un maximum de confort.

J'ai essayé ce soutien-gorge pendant des footings et des séances de yoga. Je trouve qu'il évacue la sueur parfaitement et donne l’impression d’être toujours au sec. De plus, il n'y a aucun échauffement ni aucune irritation (même au niveau du zip). Le seul hic, c'était la taille parce que j'ai tout de même ressenti pas mal les rebonds pendant la course.






Indépendamment du bilan du produit, toutes les deux concluons que le soutien-gorge Ultimate (avec ou sans zip) est beaucoup plus adapté pour la pratique de la course à pied qu'un soutien-gorge traditionnel. De plus, le maintien et confort (et même le prix) se rapprochent beaucoup des modèles que l'on trouve chez Anita (marque Allemande leader en lingerie sportive). Or la marque Odlo pourrait faire plus d’efforts quant à la communication de leur gamme running, notamment les soutiens-gorge qui sont quand même des produits de très bonne qualité. C'est pourquoi nous voulons vivement conseiller les filles d'essayer la marque; vous verrez la différence !

Quoi que ce soit, n'hésitez pas à venir nous rendre visite chez Boutique Marathon où nous pourrons vous aider à trouver le soutien-gorge le plus adapté.

Sources :


[1]. Reynolds G., The Problem of Breast Pain in Women Who Exercise, The New York Times online. 1 Mai, 2013.http://well.blogs.nytimes.com/2013/05/01/the-problem-of-breast-pain-in-women-who-exercise/?src=recg&_r=0

[2]. Entrainement-sportif, Soutien-gorge de sport contre l'affaissement des seins. 2015. http://entrainement-sportif.fr/soutien-gorge-sport.htm

[3]. Cressend S. Pour une meilleure protection des seins des coureuses.Runners.fr, 2015. http://runners.fr/pour-une-meilleure-protection-des-seins-des-coureuses/

[4]. Arault E., ANITA Extrem Control 5527, hauts les seins ! 6 juin, 2014. Runners.fr. http://runners.fr/anita-extrem-control-5527-hauts-les-seins/

Friday, July 31, 2015

La Puma Ignite, pas si enflammée que ça…

Le lancement de la chaussure d’Usain Bolt, la Puma Ignite ("enflammer" en français), a été énorme. De vidéos dans les plus grandes villes du monde jusqu'à une grande inauguration à New York, Puma a littéralement enflammé les medias. Mais est-elle aussi dynamique qu'elle se présente ?

Je vous partage ma vidéo préférée (filmée dans ma ville natale) juste pour le fun :

IGNITE YOUR CITY | EPISODE 3 | #IGNITEMx


Toute ce brouhaha m’a donné envie de tester cette chaussure. Par coïncidence nous en avons reçu une paire de la part de Puma chez Boutique Marathon.

A première vue 

 

Quant à l’esthétique, la Puma Ignite est assez stylée, presque une chaussure ville. D’ailleurs Puma a toujours fait des chaussures qui plaisent beaucoup aux gens qui n’aiment pas le look « imposant » des autres marques running (surtout ceux qui ne pratiquent pas la course à pied régulièrement). J’ai eu le modèle en noir, une couleur plus fun aurait été mieux… mais bon la couleur n’est pas le plus important !

Premier essai 

 

Ils m’ont envoyé une demi pointure de plus parce que « ça taille grand. » Cependant, en enfilant la chaussure, j’ai toute de suite vu que c’était trop grand pour moi. En plus, l’empeigne m’a paru rigide en pliant le pied.

C'est parti pour le test...

Sortie de 12km au 4ème mois de grossesse !
Je ne vous cache pas que j’ai attendu plusieurs semaines pour me décider à finalement tester la Puma Ignite en courant. D’abord à cause de la grossesse et aussi parce que je n’ai pas eu des bonnes sensations en l’enfilant la première fois. Malgré mes à priori, je me suis dit qu’il fallait mieux la tester vraiment avant de la juger.

Eh bien, je ne sais pas si c’était à cause de mes préjugés ou le fait que la chaussure était trop grande, mais je n’étais pas très à l'aise. Je n’ai pas trouvé un déroulé du pied dynamique mais plutôt « freiné » par la semelle trop plate. De plus, l’amorti de la semelle en PU-Foam est ferme (comme je l’aime) mais pas assez tonique à mon goût.

Je me suis donc concentrée sur les points positifs pendant le reste de ma sortie. Par exemple, même avec son drop de 12 mm, la semelle reste fine et près du sol (je n’aime pas les grosses semelles qui favorisent les entorses). Le chausson (en AirMesh flexible) est très confortable et sans coutures, donc zéro frottements. La Puma Ignite est aussi très légère : 252g en 38 pour les femmes et 258 grammes en 42 pour les hommes. Finalement, on sent bien l’amorti du ForEverFoam du talon sur les descentes.

Après une semaine, j’ai décidé de donner une deuxième opportunité à ma Puma. Cette fois-ci après une légère pluie. Le sol n’était pas si mouillé, mais je sentais la semelle glisser un peu dans les montés sur la route quand même. J’ai accéléré plus vers la fin cette fois-ci pour la tester en vitesse. J’étais encore déçue; même en accélérant mes sensations ne changent pas… !

« La troisième est la bonne » ?

 

Ok, allons-y pour une troisième sortie. Cette fois-ci un peu plus longue (12 km) pour faire gonfler un peu le pied. J’étais un peu enrhumée donc je n’ai pas eu de très bonnes sensations en général. Cependant, je me suis rendue compte de ce qui me gêne vraiment chez la Puma Ignite. Sa semelle et chausson rigides ne favorisent pas l’attaque medio-pied. Parallèlement, pour courir sur les pointes quand on veut aller vite, la semelle ne guide pas du tout le pied vers l’avant. La demi pointure de plus me gênait moins lorsque mon pied avait gonflé mais ce n’était toujours pas très confortable. 

Conclusion 

 

Même si j’ai des commentaires positifs sur la Puma Ignite, je ne la trouve pas à la hauteur des qualités avancées par la marque. Personnellement, les éléments qui me font craquer pour une chaussure sont toujours le dynamisme et un déroulé naturel, éléments que je trouve inefficaces chez la Puma Ignite. Bref, cette chaussure n’est pas pour moi. Mais si vous êtes un(e) runner/runneuse de moins de 85 kg avec une foulée neutre, n’hésitez pas à la tester sur la route (par temps sec). Mais ne prenez pas une demie pointure au-dessus !

Wednesday, July 22, 2015

Courir ou ne pas courir, telle est la question. (Pendant la grossesse !)

« Nearly all the best things that came to me in life have been unexpected, unplanned by me. »

Carl Sandburg

I'm back ! Vous vous demandiez où j’étais partie ces deux derniers mois ? Non je n’étais pas blessée, non je n’étais pas en vacances….

Dans mon dernier article sur les 10 km du Handicap International, j'étais soucieuse à cause de mes mauvaises performances en compétition. Aujourd’hui je veux me rétracter d’une phrase que j’avais lancé avec toute ma conviction : « et non je ne suis pas enceinte! » Oui vous avez bien compris mes chers lecteurs, je vais être maman ! C’est prévu pour fin décembre ou début janvier. Cela veut bien dire que j’étais déjà à un mois de grossesse quand je l’ai appris. J’ai eu la nouvelle pendant une échographie du ventre où je m’attendais à trouver un kyste ou n’importe quelle autre chose sauf un petit haricot avec un cœur qui battait déjà à toute vitesse !

Cet événement inattendu a provoqué un mélange de sentiments: une joie immense mais aussi des sentiments mitigés. J'avais mon calendrier de courses planifié et je m'étais déjà inscrite à quelques-unes. Seulement, les nausées et la fatigue m’envahissaient de plus en plus. Et puis, pour couronner le tout, j'avais une contre-indication pour faire du sport (c.-à-d. la course à pied) à cause de petites complications. De toute façon, avec le bazar hormonal que je subissais, ce n’était pas trop difficile de laisser la course à pied de côté. Si vous avez le mal de transports (sur les longs voyages en voiture par exemple) vous comprendrez comment je me sentais la plupart de mes journées ! Maintenant ajoutez une « gueule de bois », des maux de dos et des vertiges occasionnels. Voilà mes trois premiers mois de grossesse !

En rentrant dans le 3ème trimestre, les nausées et la fatigue ont presque entièrement disparues. Mon appétit est revenu et j’ai retrouvé mon énergie. J’avais commencé à faire un peu de yoga chez moi ; on dit que les étirements et le travail de renforcement sont très bons pour préparer l’accouchement. Et je peux vous dire que le yoga est aussi très bon pour les coureurs ; ça permet d’être bien gainé et renforcé pour éviter les blessures !

Au bout de 3 semaines le yoga ne me suffisait pas. J’étais jalouse de voir les coureurs de plus en plus nombreux au mois de juin défiler sous ma fenêtre. La course à pied pendant la grossesse est visiblement un sujet controversé. La plupart des médecins et spécialistes semblent dire qu’il vaut mieux se contenter de faire uniquement de la marche ou de la natation pour le cardio. Cependant je sais qu’il y a des femmes qui courent (même en compétition) jusqu’aux derniers mois de grossesse et sans complications. Néanmoins, c’est sûr que pas toutes les femmes peuvent faire pareil et il ne faut surtout par courir si l’on a des complications ou des contre-indications pour faire du sport.

Depuis ma dernière échographie, on m’a confirmé que tout était à sa place et que le bébé allait très bien. De plus, mon mari, Damien, m’encourageait à continuer la course et m’a même accompagné pour ma sortie de reprise (bon plutôt le jogging de reprise). Cette première sortie après ces 2 mois de coupure était une expérience très particulière. J'ai commencé par une séance de 5km très tranquille. Je n'étais pas sûre à quelle allure partir ; je me sentais raide et pas très à l’aise. Et puis mon cardio montait très haut très rapidement, je croyais avoir complètement perdu la forme ! Plus tard, j’ai découvert grâce à un collègue et un article que le cardio augmente considérablement après les 3 premiers mois de grossesse et que les femmes enceintes sont souvent essoufflées…. quelle galère! En plus, j’avais des sensations bizarres au ventre ; évidement il y avait quelque chose qui n’était pas là auparavant et mon instinct maternel m’a dit de faire attention ! Quand j’ai vu que rien de particulier ne s’est produit après la première sortie j’étais rassurée. J’avais la sensation d’avoir plus d’énergie que jamais ; pour moi la course à pied n’est pas seulement une façon de rester en forme mais aussi une espèce de thérapie gratuite ! 
Sortie de reprise
J'ai augmenté la distance d’1 ou 2 km à chaque sortie. La mémoire musculaire a rapidement fait son effet et ma foulée devenait plus naturelle. Quand je me sentais plus à l’aise j'ai inclus quelques petites accélérations (10x30/30) entre 4:30 et 5:00/km (pas du tout mon rythme habituel mais ça suffisait pour monter mon cardio). Ce type de séance est idéal pour varier un peu les entraînements et améliorer la capacité cardiaque (c.a.d la VO2 max).

« [les] sorties à vitesse réduite vont renforcer votre cœur et vos poumons, améliorer votre circulation et l’efficacité métabolique de votre musculature »  
Scott Jurek - coureur d’ultra-fond américain de renommée mondiale. 

Après une semaine de reprise j’étais moins essoufflée, surtout sur les montées et même les escaliers au boulot ! De plus, mon cardio montait moins haut et je récupérais plus rapidement. Je me dis que c’est beaucoup mieux de continuer la course et le yoga plutôt que d’arrêter maintenant. L’état de santé et d’esprit que j’avais pendant ma vie de non-coureuse est lointain et flou dans ma mémoire mais je n’ai pas envie d’y revenir ! En plus, je suis sûre qu'en faisant du sport j'aurais une grossesse beaucoup plus agréable et je pourrai peut-être même réduire les effets négatifs tel que : les ligaments faibles, les maux de dos, jambes lourdes, les essoufflements, les vergetures... etc. Aïe je commence à paniquer un peu !

Je n’ai pas de courses programmées prochainement, mais vous trouverez toujours des tests produits et les conseils pour coureurs confirmés et débutants sur mon blog. Enfin, n’hésitez pas à faire suivre ce blog à vos copines coureuses enceintes si vous en avez ! Je donne des conseils et j'en suis preneuse aussi ;)

A suivre... 

Tuesday, May 12, 2015

10 km du Handicap International : Il n'y a pas que les chronos dans la course à pied

Tu ne sais pas de quoi tu es capable tant que tu n'essaies pas...Aujourd'hui j'ai appris que le meilleur moment pour se mettre à l'épreuve c'est quand on ne se sent pas capable (hormis les risques de vie bien évidemment !).

Après une semaine avec des constantes nausées, maux de ventre et fatigue générale, je n'étais pas sûre de pouvoir tenir un 10 km... Je n'avais pas de contradiction de la part du médecin (et non je ne suis pas enceinte!) j'ai donc décidé de faire la course malgré tout.

Quand mon réveil à sonné à 7h je n'étais pas sûre de vouloir sortir du lit. Puis j'ai regardé dehors, il faisait beau et ça m'a donné du courage. J'ai pris un bout de biocake pour la route et je suis partie tranquillement en avance pour les 10kms du Handicap International. 

Arrivée sur le village l'ambiance m'a mise de bonne humeur. Petit à petit mes collègues sont arrivés sur place. Je n'étais pas la seule à avoir des soucis; Carlota avait une sorte de tendinite aux ischios et Stef avait une tendinite qui revenait au genou. Ce jour là il y avait aussi Cédric, Fred, Fx, Thomas et Chris. Ce dernier était là en tant que supporteur parce que lui aussi est victime d'une tendinite au genou ! Il parait que c'est la saison des tendinites... Mél de son côté faisait le job de bénévole, elle était partout !

Mel fait l'échauffement collectif

Super ambiance !

J'avais de plus en plus envie de prendre le départ (surtout pour en finir avec la course)! J'ai fait mon échauffement toute seule. Carlota a décidé d'écouter son corps et de ne pas courir, elle est partie faire du bénévolat aussi. J'avais envie de faire pareil mais je savais que j'étais capable de courir. Je me suis dit qu'il fallait que je cours pour la bonne cause plutôt que de penser à mon chrono. Mon échauffement a été pénible... A chaque accélération je me sentais essoufflée. Voici une belle photo de ma mine soucieuse. Merci à Photos Gui Fav pour avoir capturé ce moment !


Sur la ligne de départ j'ai retrouvé mes collègues, ça me confortait. J'étais tellement distraite que le coup de feu de départ m'a prise par surprise. J'ai pris Stef comme meneur d'allure, la course est toujours plus plaisante avec de la compagnie ! On a fait le premier km en 4'06, c'était pas mal comme allure mais est ce que j'allais tenir ? J'avais tellement peur de ne pas avoir pas été prudente que j'ai un peu ralenti sur le deuxième km. A chaque montée je perdais le souffle mais bizarrement mes muscles se sentaient en forme... Avoir Stef à mes côtés m'a beaucoup aidé pour rester sur une allure moyenne de 4'10. J'ai décidé de me concentrer sur les filles devant, kilomètre par kilomètre. "Allez on y va sur la prochaine" je disais à Stef lorsque je doublais une fille. J'essaie toujours de doubler avec autorité mais d'encourager les autres coureurs en même temps et de rester humble quand quelqu'un me double. 

On avançait et les premiers 6kms n'étaient pas si mal que ça. Le 7ème c'est toujours le plus dur par contre. Je commençait a fatiguer plus sur les montées et je sentais mon corps s'endormir. Je pensais à une de mes phrases préférées que j'ai appris d'un vieux ami de l'Oregon: "plus vite tu cours, plus vite c'est fini." Et puis j'ai pensé aussi aux athlètes handicapés qui participaient à la course et je les encourageais en passant. C'est ça l'esprit de la course à pied, il y a pas que les chronos hein ! 

Quand j'ai vu la ligne d'arrivée sur l'horizon mon cerveau disait "vas y accélère" mais mon corps disait "j'en peu plus, je vais m’évanouir et ta tête va exploser si tu vas plus vite." C'était une sensation inconnue jusqu’à maintenant pour moi ! Stef était toujours à mes côtés et se plaignait de son genou depuis le 5ème kilomètre. "Vas y fonce c'est l'arrivée" je lui a dit. Il a fini en 41'53 avec sa tendinite et mon corps "flottant" juste derrière en 41'58 (6ème fille). J'étais vraiment étonnée de mon temps, et j'étais contente d'avoir fait le choix de prendre le départ.

La course à pied demande beaucoup du mental, et je pense que c'est surtout ça qui m'a sauvé ce jour là. C'est vrai qu'il faut écouter son corps, mais il y a des moments où on doit juste foncer et ne pas douter de soi même... on est plus capable qu'on le pense ! J'aurais plus de nouvelles de ma santé cette semaine après quelques tests. Entre temps je vais essayer de diminuer un peu la charge de mes entrainements. La prochaine course est déjà très proche, La Foulée Verte !

Je vous laisse sur une note positive avec quelques photos de ma team de choc. Bravo à tous ceux qui ont couru et à tous les bénévoles sur cette course magnifique !








Tuesday, May 5, 2015

TomTom vs Garmin en mode running !

TomTom, la marque néerlandaise de systèmes de navigation, ne cesse pas d’évoluer. Maintenant c'est
une des seules marques à proposer des montres avec la technologie LED qui prend le cardio au poignet.

Beaucoup de monde se pose des questions par rapport à la fiabilité et la précision de ce système. Mais, saviez-vous que cette technologie est à la base utilisée dans le domaine médical pour détecter la fréquence cardiaque des patients ? Cependant quelques uns diront, "oui mais ce n'est pas pareil, quand on court on bouge, on transpire !"

Je voulais donc tester la fiabilité de la TomTom Runner Cardio par rapport à une montre avec ceinture. On se dit" la ceinture est plus près du cœur, elle doit être plus précise" Donc me voilà sur mon footing de décrassage avec la TomTom Runner Cardio au poignet gauche et la Garmin 620 au poignet droit.

Voyons les résultats :

 Garmin Connect


TomTom My Sports 


Étonnamment, les courbes de Garmin et TomTom sont quasiment identiques ! Seul hic, TomTom prend un peu plus de temps que la ceinture à capter la vraie fréquence cardiaque au début. Au démarrage de la séance, la TomTom marquait 58bpm alors que la Garmin avait déjà atteint les 114bpm, quelques secondes après la TomTom était à niveau identique. Je vérifiais la fréquence souvent pendant ma sortie et les deux montres étaient égales ou avec seulement un écart d'un ou 2 bpm.

Quant au reste des données, voici la comparaison :

Garmin Connect


 TomTom My Sports


J'ai constaté que Garmin à tendance à surestimer la distance parcourue ainsi que les calories dépensées (sur mon test avec l'Epson SF-810 c'était le cas). Quant à l'altitude, la TomTom calcule uniquement l'altitude moyenne, Garmin donne plus de détails. D'ailleurs, Garmin Connect possède une analyse plus complète de la séance ainsi que plus d'options pour la planification d'entrainements.

Bon, mais comme je voulais me concentrer plus sur TomTom pour cet article, voici mon bilan complet de la Runner Cardio :

Points forts :

  • Comme déjà mentionné, le cardio est très précis. En plus, elle ne perd pas le signal très facilement (à moins que vous l'ayez mal positionnée).
  • Elle est très ergonomique et agréable à porter.
  • Le GPS capte encore plus vite qu'auparavant ! Avec le QuickGPS les signaux d'au moins 4 satellites sont obtenus pour définir votre position. Le signal est capté en 2 secondes. 
  • Les cartes TomTom sont régulièrement actualisées pour le QuickGPS , il suffit de connecter la montre à l'ordinateur pour télécharger la dernière mise à jour.
  • Le bouton gauche met en pause la séance rapidement. Pour éviter d’arrêter la séance par accident l'option "lock" met un délai supplémentaire sur la pause.
  • Des messages concernant la récupération au niveau cardio s'affichent pendant l'entrainement pour vous indiquer si votre fréquence cardiaque a assez baissé pour enchainer le prochain fractionné.
  • Le Bluetooth Smart permet de synchroniser les données sur le téléphone avec l'application My Sports qui est compatible avec tous les smartphones de nouvelle génération (systèmes Android et iOS 6.0 ou ultérieur). 
  • Il est possible de programmer des séances par rapport à une allure ou une vitesse minimale et maximale ou bien pour respecter une certaine zone de travail en cardio. Cela se fait directement sur la montre.
  • Grâce à accéléromètre, il est possible de faire des entrainements à l’intérieur en mode "tapis."

Points faibles :

  • Impossible de démarrer la montre avant de capter le GPS. Heureusement que celui-ci se capte très vite !
  • Je ne trouve pas pratique le défilage des écrans de données. Et puis, j'aurais aimé avoir la possibilité de défiler de façon circulaire, c'est à dire de ne pas avoir besoin de refaire toute la liste pour retomber au premier écran. De plus, quand on est en plein effort c'est difficile d’apercevoir les numéros minuscules du haut !   
  • Pas de possibilité d'effacer une séance, laquelle s'enregistre automatiquement dans la montre après avoir appuyé sur le bouton gauche.
  • Lors de l’arrêt de la séance, la montre passe directement en mode heure. Ça aurait été sympa d'avoir un résumé de la séance !  
  • L'historique de la montre n'affiche pas énormément de détails sur la course.
  • On ne peut pas complètement bloquer le bouton de la montre, ça m'arrive d'appuyer dessus par accident. Ceci dit, elle n'est pas vraiment idéale pour porter au quotidien hors entrainement. 
  • Quant aux laps manuels, je trouve que le système touch screen n'est pas idéal. Il faut appuyer sur les 3 petit points à droite (facile à rater) mais on y appuie par accident très facilement, (il suffit que ça frôle contre les vêtements en courant).
  • La plateforme TomTom MySports est très intuitive, mais ceux qui cherchent une analyse plus approfondie des séances seront déçus.
  • Sur la programmation d’intervalles, on ne peut pas le faire à la seconde près ni programmer des séances pyramidales. La plateforme MySports n'offre pas l'option de création d’intervalles.

En gros, la TomTom Runner Cardio est idéale pour les débutants qui cherchent une montre très facile d'utilisation avec un look assez stylé (bon ça dépend du goût !). Mais, à mon avis, vu la clientèle cible de TomTom, ce serait sympa d'avoir d'autres sports/activités intégrés ou la possibilité de les ajouter (cross fitness, gym ou yoga par exemple).

En tout cas, même si elle n'est pas très pointue, la TomTom Runner Cardio a ce qu’il faut pour  préparer des courses sur route. Les 8h d'autonomie en mode GPS et cardio (et jusqu'à 10h en mode GPS) sont largement suffisantes pour préparer un marathon par exemple.

En attendant le prochain article, n'hésitez pas à écrire des commentaires pour poser des questions ou pour partager vos expériences avec TomTom !