«Faites ce que je dis et non pas ce que je fais» ...
J'avais cette phrase dans la tête au départ de Paris Versailles,
Polar M600
au poignet. Je venais tout juste de la configurer la veille et j’étais
prête à la tester. Tester du nouveau matériel pendant une course a
toujours été ma bête noire… Mais ce n’est pas très grave, je me suis dit
que je n’étais pas là pour faire un super chrono, sinon pour me faire
plaisir !

La
M600 a vraiment pris le marché par surprise. Notamment, avec
l’intégration du système d'exploitation Android Wear et, ENFIN, sa
propre technologie OHR (capteur optique de fréquence cardiaque au
poignet) avec 6 LEDS. La M600 n’est pas très fine ni très légère (63g),
d’ailleurs il n’y a pas beaucoup de différence par rapport à la V800 au
niveau look, mais elle n’est pas désagréable à porter. Dans le
packaging avec la montre on trouve le câble de chargement (au port
magnétique) et un guide de démarrage rapide (pas si rapide que ça
d’ailleurs). Tout d’abord, il faut télécharger l’application Android
Wear ainsi que Polar Flow sur le téléphone. Il faut attendre que la
montre se synchronise avec le téléphone. Je n’ai pas réussi du premier
coup, mais je pense que c’était juste parce que je n’ai pas l’habitude
de bien lire les manuels d’utilisation… !
Revenons sur la course…
J’essaie
de ne pas trop regarder ma montre en course, mais là j’étais un peu
obligée. La première chose que j’ai remarqué c’était l’affichage couleur
(240 x 240 pixels) ; il était très clair et joli (ben joli c’est le
moins important mais faut le dire) ! Il y avait déjà tout ce qu’il me
fallait sur le même écran (cardio, allure, distance, chrono) et 2 écrans
de plus (à personnaliser sur Polar Flow). Par contre, la montre
devenait trop sombre quand j'ai baissé mon poignet, et ce n’était pas
toujours évident de l’allumer (il faut tourner le poignet vers soi).
J’ai retrouvé plus tard comment activer le rétroéclairage en permanence.
Pas besoin sur les sorties nocturnes, là on voit très bien l’écran sans
le rétroéclairage. C’est marrant, normalement on a besoin du
rétroéclairage la nuit et pas le jour !
Sinon, la
course s’est très bien déroulée. J’ai vu des têtes connues (merci
Mickaël de ne pas m'avoir laissé partir comme une malade !) et j’ai
papoté pendant les 6 premiers kilomètres. A l’arrivée je me sentais
plutôt fraîche, j’étais ravie ! Au moment d’arrêter le chrono, il
fallait glisser à droite (ah oui, je vous avais pas dit ? l’écran est
tactile !), puis appuyer sur pause, et puis appuyer 3 secondes pour
l’arrêter complètement (trop à faire pour arrêter la montre) ! Ce serait
tout de même mieux de pouvoir mettre la séance en pause simplement en
glissant à gauche. L’option d’éliminer ses 3 secondes d’attente pour les
plus impatients (oui, comme moi) serai un plus, c’est juste mon avis… !
J’ai essayé de synchroniser ma course avec mon
téléphone sur l’application Polar Flow (par Bluetooth® 4.2) en vain. Il
paraît que je n’étais pas la seule, mon collègue Stef avait rencontré le
même problème. Le lendemain, comme par magie, la montre a enfin
synchronisé toutes mes données. Par contre, le même souci s’est
reproduit plusieurs fois de suite, j’ai dû réessayer la synchronisation
ou carrément redémarrer la montre pour que ça fonctionne.
Quand on ouvre l’application Polar Flow sur le téléphone, on y retrouve
moins de détails que sur l’ordi. Cependant, ça suffit pour analyser les
données générales d’une séance. Sur cette course, j’ai remarqué que le
cardio au poignet n’a jamais perdu le signal, et il me semblait assez
précis (de toute façon on n'a jamais connu un cardio 100% précis). Par
contre, il paraît que le GPS a un peu bugué, et pourtant la montre
fonctionne avec le système GLONASS.
Maintenant faisons le bilan :

Je
commençais à m’y faire à cette montre. Malgré le fait que ça bouffait
la batterie de mon téléphone assez vite (la faute au Bluetooth et à la
connexion Wi-Fi 802.11b/g/n), c’était sympa de revenir un peu sur Polar,
ma montre de prédilection étant la V800.
La M600 est
fournie avec toutes les fonctions de Smart Coaching (sauf le Test
orthostatique) et de suivi de l’activité. Elle ne compte pas avec la
fonction « retour au point de départ », mais elle a Google Maps (et
plein d’applis de fournisseurs tiers téléchargeables via Google Play).
En
plus, c’est cool de voir mes messages, appels, mails, et même les
WhatsApps apparaître sur l’écran. Le plus beau c’est qu’on peut envoyer
des messages directement par la montre à travers la reconnaissance
vocale, chose qui n’est pas possible chez la concurrence. On peut aussi
passer des appels, mais pour répondre il faut le téléphone ou un casque
Bluetooth. Et finalement, cerise sur le gâteau, on peut stocker de la
musique via Bluetooth et la contrôler directement sur la montre. La M600
a 4GO de mémoire interne et 512 MO de RAM. Mais avec les applis
installées il vous restera à peu près 2GO de mémoire pour la musique.
Tout
cela est bien génial pour ceux qui adorent être connecté 24h/24h. Par
contre, je trouve que ce modèle est plutôt éloigné du concept d'une
vraie montre multi-sport comme on a connu chez Polar. On peut dire que
la M600 est plutôt un gadget pour le running.
Pourquoi ?
- Elle est complètement étanche (plongée jusqu'à 10 m, IPX8), mais elle n’affiche aucun indicateur de natation.
- Pas compatible avec les capteurs vélo.
- Pas de stop watch (utile surtout pour les coachs).
- Pas de verrouillage des touches.
- Pas d’alertes sonores. Par contre elle vibre bien, et tout le temps,
des fois juste parce que la fréquence cardiaque a bougé d’un cran (toujours dans la zone cible) sur
les séances programmées sur Polar Flow. Ceci dit, il y a toujours
un délai important pour capter les changements brusques de fréquence
cardiaque; il faut apprendre à les anticiper.
- Pas d’importation d'itinéraires.
- Pas de bouton lap manuel (vraiment dommage pour les personnes comme
moi qui préfèrent les laps pour les entraînements de fractionnée).
- Aucune donnée n’est affichée en mode pause (même pas la fréquence cardiaque).
- Son autonomie (2 jours/8h d'entraînement avec portable Android, 1
jour/8h d'entraînement avec portable iPhone) est correcte vu toutes les
fonctionnalités mais j’ai quand même l’impression de la charger
constamment, à côte de mon téléphone bien évidement !
- Les séances sont programmables qu'avec Polar Flow sur l'ordinateur (même les intervals simples).
- L'historique d'activités sur la montre se limite à une seule
journée; pour voir le reste il faut ouvrir Polar Flow sur le téléphone
ou sur l'ordi.
- Sans le téléphone connecté via Bluetooth sur soi en permanence, elle perd pas mal d’intérêt.
Conclusion :
En résumé, je ne pense pas que la M600 deviendra ma
nouvelle montre de prédilection. Mais elle va me manquer tout de même,
hélas c’est une montre test. Ce qui m’a plu le plus, était l’affichage
en couleur, les fonds d’écrans interchangeables, et le fait d’avoir
Google Maps sur la montre (avec mon sens de l’orientation ça pourrait
être utile un jour) ! Après on a aussi toujours les avantages de
pouvoir télécharger des programmes d’entraînement pour préparer des
courses et d’analyser le cardio d’une façon très complète comme ça a
toujours été le cas chez Polar. Je serai heureuse de conseiller la M600 à
tous mes clients qui, je sais, seront ravis de découvrir «une montre de
sport connectée pour les sportifs les plus connectés» !
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