Entant que runneuse, j'essaie toujours de trouver un bon équilibre entre la famille, le travail, la course et le fun. Dans mes articles vous trouverez toujours le test d'un produit et/ou des conseils pour la course, le tout entremêlé avec mes expériences du quotidien. Je vous invite donc à découvrir ma dernière aventure. Bonne lecture !

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Monday, October 10, 2016

La montre Polar M600 en action !

«Faites ce que je dis et non pas ce que je fais» ...
J'avais cette phrase dans la tête au départ de Paris Versailles, Polar M600 au poignet. Je venais tout juste de la configurer la veille et j’étais prête à la tester. Tester du nouveau matériel pendant une course a toujours été ma bête noire… Mais ce n’est pas très grave, je me suis dit que je n’étais pas là pour faire un super chrono, sinon pour me faire plaisir !

La M600 a vraiment pris le marché par surprise. Notamment, avec l’intégration du système d'exploitation Android Wear et, ENFIN, sa propre technologie OHR (capteur optique de fréquence cardiaque au poignet) avec 6 LEDS. La M600 n’est pas très fine ni très légère (63g), d’ailleurs il n’y a pas beaucoup de différence par rapport à la V800 au niveau look, mais elle n’est pas désagréable à porter. Dans le packaging avec la montre on trouve le câble de chargement (au port magnétique) et un guide de démarrage rapide (pas si rapide que ça d’ailleurs). Tout d’abord, il faut télécharger l’application Android Wear ainsi que Polar Flow sur le téléphone. Il faut attendre que la montre se synchronise avec le téléphone. Je n’ai pas réussi du premier coup, mais je pense que c’était juste parce que je n’ai pas l’habitude de bien lire les manuels d’utilisation… !

Revenons sur la course…

J’essaie de ne pas trop regarder ma montre en course, mais là j’étais un peu obligée. La première chose que j’ai remarqué c’était l’affichage couleur (240 x 240 pixels) ; il était très clair et joli (ben joli c’est le moins important mais faut le dire) ! Il y avait déjà tout ce qu’il me fallait sur le même écran (cardio, allure, distance, chrono) et 2 écrans de plus (à personnaliser sur Polar Flow). Par contre, la montre devenait trop sombre quand j'ai baissé mon poignet, et ce n’était pas toujours évident de l’allumer (il faut tourner le poignet vers soi). J’ai retrouvé plus tard comment activer le rétroéclairage en permanence. Pas besoin sur les sorties nocturnes, là on voit très bien l’écran sans le rétroéclairage. C’est marrant, normalement on a besoin du rétroéclairage la nuit et pas le jour !

Sinon, la course s’est très bien déroulée. J’ai vu des têtes connues (merci Mickaël de ne pas m'avoir laissé partir comme une malade !) et j’ai papoté pendant les 6 premiers kilomètres. A l’arrivée je me sentais plutôt fraîche, j’étais ravie ! Au moment d’arrêter le chrono, il fallait glisser à droite (ah oui, je vous avais pas dit ? l’écran est tactile !), puis appuyer sur pause, et puis appuyer 3 secondes pour l’arrêter complètement (trop à faire pour arrêter la montre) ! Ce serait tout de même mieux de pouvoir mettre la séance en pause simplement en glissant à gauche. L’option d’éliminer ses 3 secondes d’attente pour les plus impatients (oui, comme moi) serai un plus, c’est juste mon avis… !

J’ai essayé de synchroniser ma course avec mon téléphone sur l’application Polar Flow (par Bluetooth® 4.2) en vain. Il paraît que je n’étais pas la seule, mon collègue Stef avait rencontré le même problème. Le lendemain, comme par magie, la montre a enfin synchronisé toutes mes données. Par contre, le même souci s’est reproduit plusieurs fois de suite, j’ai dû réessayer la synchronisation ou carrément redémarrer la montre pour que ça fonctionne.

Quand on ouvre l’application Polar Flow sur le téléphone, on y retrouve moins de détails que sur l’ordi. Cependant, ça suffit pour analyser les données générales d’une séance. Sur cette course, j’ai remarqué que le cardio au poignet n’a jamais perdu le signal, et il me semblait assez précis (de toute façon on n'a jamais connu un cardio 100% précis). Par contre, il paraît que le GPS a un peu bugué, et pourtant la montre fonctionne avec le système GLONASS.



Maintenant faisons le bilan :

 

Je commençais à m’y faire à cette montre. Malgré le fait que ça bouffait la batterie de mon téléphone assez vite (la faute au Bluetooth et à la connexion Wi-Fi 802.11b/g/n), c’était sympa de revenir un peu sur Polar, ma montre de prédilection étant la V800.

La M600 est fournie avec toutes les fonctions de Smart Coaching (sauf le Test orthostatique) et de suivi de l’activité. Elle ne compte pas avec la fonction « retour au point de départ », mais elle a Google Maps (et plein d’applis de fournisseurs tiers téléchargeables via Google Play).
En plus, c’est cool de voir mes messages, appels, mails, et même les WhatsApps apparaître sur l’écran. Le plus beau c’est qu’on peut envoyer des messages directement par la montre à travers la reconnaissance vocale, chose qui n’est pas possible chez la concurrence. On peut aussi passer des appels, mais pour répondre il faut le téléphone ou un casque Bluetooth. Et finalement, cerise sur le gâteau, on peut stocker de la musique via Bluetooth et la contrôler directement sur la montre. La M600 a 4GO de mémoire interne et 512 MO de RAM. Mais avec les applis installées il vous restera à peu près 2GO de mémoire pour la musique.


Tout cela est bien génial pour ceux qui adorent être connecté 24h/24h. Par contre, je trouve que ce modèle est plutôt éloigné du concept d'une vraie montre multi-sport comme on a connu chez Polar. On peut dire que la M600 est plutôt un gadget pour le running.

Pourquoi ?
  • Elle est complètement étanche (plongée jusqu'à 10 m, IPX8), mais elle n’affiche aucun indicateur de natation.
  • Pas compatible avec les capteurs vélo.
  • Pas de stop watch (utile surtout pour les coachs). 
  • Pas de verrouillage des touches.
  • Pas d’alertes sonores. Par contre elle vibre bien, et tout le temps, des fois juste parce que la fréquence cardiaque a bougé d’un cran (toujours dans la zone cible) sur les séances programmées sur Polar Flow. Ceci dit, il y a toujours un délai important pour capter les changements brusques de fréquence cardiaque; il faut apprendre à les anticiper.
  • Pas d’importation d'itinéraires.
  • Pas de bouton lap manuel (vraiment dommage pour les personnes comme moi qui préfèrent les laps pour les entraînements de fractionnée).
  • Aucune donnée n’est affichée en mode pause (même pas la fréquence cardiaque).
  • Son autonomie (2 jours/8h d'entraînement avec portable Android, 1 jour/8h d'entraînement avec portable iPhone) est correcte vu toutes les fonctionnalités mais j’ai quand même l’impression de la charger constamment, à côte de mon téléphone bien évidement ! 
  • Les séances sont programmables qu'avec Polar Flow sur l'ordinateur (même les intervals simples).
  • L'historique d'activités sur la montre se limite à une seule journée; pour voir le reste il faut ouvrir Polar Flow sur le téléphone ou sur l'ordi.
  • Sans le téléphone connecté via Bluetooth sur soi en permanence, elle perd pas mal d’intérêt. 

 

Conclusion : 

 

En résumé, je ne pense pas que la M600 deviendra ma nouvelle montre de prédilection. Mais elle va me manquer tout de même, hélas c’est une montre test. Ce qui m’a plu le plus, était l’affichage en couleur, les fonds d’écrans interchangeables, et le fait d’avoir Google Maps sur la montre (avec mon sens de l’orientation ça pourrait être utile un jour) ! Après on a aussi toujours les avantages de pouvoir télécharger des programmes d’entraînement pour préparer des courses et d’analyser le cardio d’une façon très complète comme ça a toujours été le cas chez Polar. Je serai heureuse de conseiller la M600 à tous mes clients qui, je sais, seront ravis de découvrir «une montre de sport connectée pour les sportifs les plus connectés» !

Venez nous voir chez Boutique Marathon pour connaître la Polar M600 en vraie ! Sinon, rendez-vous sur notre boutique en ligne.

Sunday, August 28, 2016

La Nike Lunarglide 8 mise à l'épreuve !


Ils avaient annoncé 37°C. J'ai regardé l'heure, 7h00. Ok, faut que j'y aille, "it's now or never." Comme d'hab, mon chéri allait s'occuper du bébé pendant que maman irai faire ce dont elle a besoin pour se défouler avant de commencer la journée.


Il faisait encore bon, pas plus de 26°C, mais il n’y avait personne en vue... ils ont raison, la plage c’est beaucoup mieux par ce beau temps. Cette fois ci, c'était le tour de la Nike Lunarglide 8 de m'accompagner sur la piste. J'avais eu la version 6 de la Lunarglide, alors rien à voir avec la nouvelle version ! Ce modèle n'était pas la meilleure chaussure pour moi, je l'avais trouvé un peu raide. Par contre, la stabilité était top et j'ai apprécié sa légèreté. 

Quand j'ai vu la Lunarglide 8 j'étais bluffée. Elle avait l'air encore plus légère et aérée qu'avant. En plus elle est très stylée, parfaite pour ceux qui cherchent la chaussure basée sur le look. Quand je l'ai mise aux pieds j'ai tout de suite découvert que j'avais bien vu. Le poids de ce modèle : 230g en taille 40 (8.5 US) femme. En plus, c'est un vrai chausson grâce à son empeigne tissée FlyMesh. Néanmoins, la semelle en Lunarlon me semblait beaucoup plus molle; pas forcément bon pour la stabilité et la réactivité de la chaussure... mais à voir !


Maintenant le bilan piste :

 

J'ai fait 15 x 30"/30" sur piste. J'ai tout de suite ressenti que la chaussure était trop souple à mon goût. Par rapport à d'autre modèles que j'ai bien aimé (comme la Brooks Pure Cadence, la Adidas Adizero Adios ou la Nike Zoom Elite) la semelle Lunarlon est beaucoup moins tonique. J'ai quand même apprécié le confort du chausson et la légèreté. J'ai aussi remarqué que la semelle est dotée d'une découpe laser au niveau du talon qui est sensé augmenter l'impulsion post impact. Cependant j'ai pas trop eu la sensation d'être propulsée vu que j'essaie toujours d'avoir une attaque medio-pied (là où il n’y a plus de découpe laser sur ce modèle).



Quant à la semelle extérieure avec ses coussinets 3D, elle a glissé légèrement sur les virages (la piste était un peu mouillée après l'arrosage de la pelouse). De plus, les petits cailloux se coincent souvent dans les plis, mais cela ne me dérange pas plus que ça. 


Hmm, ça ne serait pas mieux de tester la Lunarglide en footing... ?


Le lendemain on aurait encore dit un four dehors. Je suis quand même allée faire un tour du parc avec mon collègue Stef; on voulait travailler l'endurance fondamentale.

Même en footing j'avais encore l'impression que la semelle était trop moelleuse pour moi. Cependant, je me suis rendue compte que cette sensation est beaucoup plus importante sur l'avant du pied; on sent bien les pavés quand on court en ville et les cailloux sur les chemins. Par contre, le Dynamic Support n'est pas mal du tout. Je suis pronatrice (surtout au pied droit) et en footing je pose plus l’arrière du pied. J'étais agréablement surprise, l'affaissement n'est pas flagrant avec la Lunarglide. Regardez la vidéo ci-dessous pour découvrir le résultat de la petite analyse de foulée qu'on a réalisé.

En gros, la nouvelle Lunarglide 8 a subi beaucoup de changements qui ne sont pas forcément au goût de tous. Pas mal de gens ont manifesté un certain dédain par rapport au makeover de la chaussure. Mes collègues sont aussi du même avis, ce n'est pas que moi je le promets ! Malgré les petits bémols, la Lunarglide reste un des modèles incontournables de la marque à la virgule. Autrement, la stabilité est correcte et le modèle est adapté aussi bien aux foulées neutres qu’aux foulées légèrement pronatrices. Si vous cherchez une chaussure légère et confortable pour faire surtout des sorties d’entraînement sur route, alors la Lunarglide 8 est pour vous !



Venez tester la Lunarglide 8 et plus chez Boutique Marathon !